Le prix minimum d'achat des denrées permettrait au moins aux agriculteurs de vivre correctement, sinon plus, et serait un premier pas pour que ce métier redevienne intéressant. Et qu'on arrête d'importer chez les pays voisins au nom d'une putain de libre concurrence.
Pour la taxation de l'immobilier, pas mieux que Sally, je pense qu'on pourrait même étendre ça aux bureaux vides… Et encore je n'ai pas évoqué la suppression des multiples pirouettes fiscales dont le principal but est de spéculer sur la valeur d'un bien immobilier à la revente. À la limite, on garde le PTZ.
[Après cross] Cela dit, je sais que ce que je propose n'est pas la panacée, mais je trouve que « l'abstrait » ― le capital, la spéculation, toussa ― est beaucoup trop surévalué par rapport au « concret » ― le travail, pour ne citer que lui. [edit après The_CUrE] Et oui, ce sont des idées pour limiter les dégâts de la crise actuelle.
Je sais aussi que ça n'a rien à voir avec l'euro

D'autant qu'une sortie de l'euro voire de l'UE équivaudrait à renier tous les traités signés auparavant, à perdre toute sa crédibilité au niveau international, tant sur le plan politique à long terme que sur le plan économique (Un retour de flammes de la part de l'Allemagne ne serait pas à exclure), ce qui rallongerait le tunnel qu'on traverse en ce moment.
Sinon, pour l'emploi, je n'ai pas la solution miracle. Le problème est qu'on vit maintenant dans un monde où on tend à automatiser ce qui peut l'être (et ainsi réduire la masse salariale). On ne peut pas forcer les patrons et la DRH à embaucher des gens, ou alors on nationalise les entreprises. Ajoutons à cela qu'on vit en France, où les boîtes sont très frileuses à embaucher, préférant les stages et les missions d'intérim (*), où les papy-boomers ont quand même bien profité du système, et où ceux qui n'ont ni réseau ni pognon sont condamnés à errer au Pôle-Emploi ou à l'APEC pour les plus chanceux. Et on ne change pas la mentalité des DRH aussi facilement
(*) On m'a carrément dit que pour trouver du boulot, il fallait déjà en avoir un et ne pas être un gros chômiste inactif, comme quoi la scène des
Trois Frères où Pascal Legitimus cherche un boulot n'est plus si caricaturale…