GUNNM (./2301) :
ça ne rentre pas en contradiction avec le 2ème principe de la thermodynamique?
Non...
Parce que justement tu ne vas pas réussir à le chauffer (en tout cas pas par des méthodes "banales") et donc tu ne vas pas réussir à faire diminuer l'entropie gratuitement.
Imaginons un objet A à une température de -1 K.
Avec quoi le chauffer? Si on le met en contact avec un objet B à 100000 K, ça ne va pas marcher. Aussi chaud soit-il, tant qu'il a une température positive, la chaleur passera de A à B et non l'inverse. Donc l'entropie de A va augmenter, celle de B aussi, et le second principe est sauf.
Sinon, qu'est ce qui monte une marche exactement?, l'atome, comme écrit dans l'article, ou un des électrons?
Hmm alors d'abord il faut savoir que ce n'est pas la première fois qu'on fabrique des systèmes quantiques avec une température négative.
Par exemple, un laser (plus exactement les électrons d'un laser semi-conducteur, les atomes d'un laser à gaz) est un système à température négative.
En temps normal, les électrons sont au niveau d'énergie le plus bas possible, seuls quelques uns sont excités.
Dans un laser qui fonctionne, c'est le contraire, ils sont tous excités, seule une poignée se trouve dans des états d'énergie bas.
Dans un laser à semi-conducteur, ce sont les électrons qui montent ou qui descendent des marches. Et c'est la population des électrons qui a une température négative.
Dans un laser chimique / à gaz, ce sont les atomes (mais dans ce contexte, quand on parle de l'énergie d'un atome, on parle de l'énergie de liaison du système {électron, noyau}. Il s'agit bien d'une certaine façon de l'énergie de l'électron).
L'originalité de l'expérience de l'article, c'est que la population à température négative n'a pas des niveaux d'énergie discrets (comme un électron autour d'un atome), mais des niveaux continus (les énergies cinétiques et potentielles des atomes d'un gaz froid).