kim Le 10/02/2007 à 22:45 L'avantage du libre échange dans ce sens là est clair, MAIS ce que dit Sally n'est pas sans fondement : si le pays qui se met à faire 100% de fromage décide de ne plus fournir de fromage, alors le producteur de vin ne pourra plus manger. Il dispose indéniablement d'un avantage sur l'autre : on peut vivre de fromage, mais pas de vin (à supposer que chacun ait de l'eau). Il peut donc imposer ses prix au pays viticole.

Il n'a pas de mots
Décrire son mépris
Perdre les rênes
Il a perdu la foi
pourtant cela fait au moins un siècle que l'angleterre ne produit plus assez de nourriture pour subvenir aux besoins de sa population, et j'ai l'impression que personne n'a décidé de lui couper les vivres ...

I'm on a boat motherfucker, don't you ever forget
Sally Le 10/02/2007 à 23:06Edité par Sally le 10/02/2007 à 23:12 Oui mais si l'un des pays est la France, son vin et son fromage sont meilleurs que ceux de l'autre pays, donc il n'a pas intérêt à cesser de produire l'un ou l'autre. Plus sérieusement, et si le premier pays ne peut pas planter plus de vignes mais a des vaches à ne plus savoir qu'en faire, par exemple ?
Pour ton axiome : ben déjà je ne le trouve pas très précis. Comment mesures-tu le gain ? et l'agent cherche à maximiser son gain de quelle façon, à court terme, à moyen terme, à long terme ? et un agent c'est quoi, une entreprise ? un particulier ? dans le cas d'un particulier et si par gain tu entends « gain financier », l'axiome est objectivement complètement faux. Par exemple, imagine quelqu'un qui a absolument besoin de téléphoner, bon là il voudrait plutôt minimiser sa dépense, mais peu importe ; maintenant, il y a 2357 opérateurs téléphoniques qui proposent tous des offres imbitables. En fonction de la façon dont il va téléphoner, l'une des offres est la plus adaptée à son cas et il paiera moins cher s'il choisit celle-là. Mais il est absurde de supposer que c'est bien celle-là qu'il va choisir, parce qu'il a pas que ça à foutre d'éplucher 2357 offres différentes.
Enfin, voilà, ce que tu cites me semble très précisément être une hypothèse simplificatrice débile et jamais vérifiée en pratique ^^. Ou alors, il faut une fonction extrêmement compliquée de simulation du gain (genre si je vais dans une boutique dont je connais la propriétaire parce que je sais qu'elle a des difficultés et que je veux la soutenir, c'est un très gros gain par rapport à une boutique moins chère...)
Par suite, toute théorie qui s'appuie là-dessus ne vaut rien.
Je ne comprends même pas comment on peut avoir l'idée de faire une théorie économique sans prendre en compte la flemme des acteurs, c'est pourtant évident que personne ne va se bouger le cul pour économiser 3 centimes... et que le monopole a l'énorme avantage sur une situation concurrentielle que les gens n'ont pas à se faire chier à choisir entre plusieurs marques sans comprendre la différence, pouvant ainsi réserver leur cerveau pour des activités plus enrichissantes...

« Le bonheur, c'est une carte de bibliothèque ! » —
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L'univers est-il un
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Sally > Tu définis une fonction de gain pour chaque agent (qui dans ton cas va prendre en compte le fait que ça t'emmerde de comparer 2357 opérateurs), et tu considères que chaque agent va tenter de la maximiser. Un agent, c'est tout et n'importe quoi : personne, entreprise, collectivité, Etat ...
Le fait est que chaque agent possède une fonction de gain très compliquée parce qu'il peut connaitre le fils de la boulangère d'à coté. Cependant on peut abstraire la fonction de gain en prenant une fonction de gain "moyenne" pour une certaine partie de l'ensemble des agents, et en considérant que tous les agents utilisent cette fonction de gain là. C'est tout à fait justifié.

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Nil Le 11/02/2007 à 01:12 Edit : multipluricross
Je ne suis pas d'accord. Sinon, ça revient à isoler l'aspect productivité de tout le reste, or la productivité pour la productivité ne sert à rien (si ce n'est à dilapider les ressources premières : main d'oeuvre, nature...). On se retrouve dans un système comme aujourd'hui où, plutôt que redistribuer les productions, on veut créer des OGM pour produire plus en "espérant qu'en produisant plus on puisse en donner plus aux pauvres petits africains alors qu'on en jette déjà la moitié de notre côté".
En fait, produire pour produire ne permet que de créer de la richesse financière (puisqu'on détruit les surplus périssables - denrée alimentaire, mode, évolutions technologique) qui va toujours aux même et qui ne nourrit pas ceux qui sont en bas.
Je trouve que cette proposition bancale en réponse à une problématique bien plus vaste que ce qui est pris en compte ne résout rien.

Pas tout à fait là, pas tout à fait la personne que vous croyez connaître.
sally > ben que veux tu que je te dise ... tu ne crois pas en l'économie en tant que science dure, ok, mais bon n'empêche que pas mal de gens y croient et en font et que ça a l'air de donner des résultats.

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Sally Le 11/02/2007 à 01:57 en fait tout se passe comme si, « ce » étant un pronom neutre qui ne donne par lui-même absolument aucune indication sur ce qu'il remplace (ni en genre ni en nombre), la présence d'un attribut au pluriel en faisait un pronom pluriel par contamination... mais je pense que ça ne marche qu'avec le verbe être.
Mais tu peux quand même mettre le singulier parce que c'est le nombre par défaut quand on n'a pas d'indication de nombre ^^. Par contre tu ne peux bien sûr pas écrire « ce sont de la merde », parce qu'il n'y a aucune raison de mettre le pluriel.

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Oui mais Nil a parlé du cas où c'est "ce sont" et pas "c'est"...
• Souane comprend pas

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