Sally (./709) :
D'après ce qu'on m'a expliqué, grosso modo, une banque centrale peut faire des prêts (pas à n'importe qui, seulement à d'autres banques ou à l'État, je crois, qqch comme ça) à divers taux suivant les cas et ces prêts correspondent à de la création de monnaie. Ensuite l'argent qu'elle récupère lors du remboursement de ces prêts est détruit. En règle générale, la création est un peu supérieure à la destruction.
Je ne comprends pas très bien. La banque centrale C prête X à une banque A. A rend le capital plus les intérêts, ie X + x. Alors au final on n'a pas eu création d'argent sur le marché, mais justement disparition d'une quantité x d'argent. Ensuite tu dis que la banque C détruit une plus petite quantité X - y d'argent. Il reste donc y + x dans les caisses de la banque centrale après destruction. Que fait-elle de cet argent ?
Sasume (./715) :
Franchement, vous ne trouvez pas qu'un facteur 10 entre le revenu de deux personnes est trop ? Quel métier mérite 10 fois plus d'argent qu'un autre ?
Comment faire pour empêcher cela ? La solution naïve serait d'artificiellement limiter le salaire maximal et/ou augmenter le salaire minimal, mais ce n'est pas vraiment réaliste dans une économie capitaliste. Es-tu conscient qu'il faudrait alors revoir presque entièrement le système économique dans lequel on vit ?
Flanker (./699) :
On passe de « tout le monde doit avoir le même salaire quelque soit le travail » à « tout le monde doit avoir la possibilité de faire des études ».
Autant je n'aime pas la première idée, autant je suis à fond pour la deuxième
Le problème est que le marché du travail est inhéremment inégalitaire. Si par exemple toute la population avait la possibilité de faire des études jusqu'à bac+2, alors le diplôme bac+2 ne vaudrait plus rien car on aurait toujours besoin de femmes de ménage qui seraient du coup forcément des femmes de ménage à bac+2. Ce qu'il faut, ce n'est pas que tout le monde puisse faire des études, mais que la sélection par les études marche mieux qu'actuellement (actuellement elle est énormément prédeterminée par la catégorie socio-professionnelle dont tu viens). Et là c'est un vrai problème car il faudrait un système de sélection qui ne puisse être biaisé ni par les cours particuliers, ni par le métier de tes parents, ni par la culture dans laquelle tu as été élevé ... et je ne suis pas sûr qu'il existe un tel système, malheureusement.

; et globalement il y a plus de gens qui empruntent que de gens qui remboursent à un moment donné. Enfin de toute façon je pense que mon explication est super simplifiée, hein ^^, mais qu'elle correspond à peu près à la bonne idée générale.
. Et ce qu'on partage est bien je crois la valeur ajoutée, mais c'est de cela que je parlais (j'ai peut-être utilisé improprement le terme de « masse monétaire » à un moment, en fait) : pour modifier ce partage d'une année sur l'autre en période d'inflation, tu peux augmenter les revenus de tout le monde en valeur monétaire, simplement certains augmenteront plus que d'autre.


Mais bon, il n'en demeure pas moins vrai que tu peux faire de grandes études sans être particulièrement riche
(je me souviens même plus comment)
