Pas compris.
zikzak (./28850) :
Le marché du jeu vidéo est devenu horrible avec l'arrivée de Steam où les promotions sont permanentes et les prix tirés vers le bas. Pour un indé ce doit être difficile de s'aligner sur des jeux à moins de 10€ ou de ne voir les vente remonter que quand son titre est bradé.
Tu oublies le corolaire qui fait que s'il n'était pas sur Steam, l'indé perdrait beaucoup en visibilité sur son jeu.
Entre le système de tags, les avis des joueurs annoté au nombre d'heures passées, l'existence d'une communauté autour du jeu (d'autant que les indés ont généralement la réputation d'être actifs sur le hub Steam de leurs jeux), je pense qu'il y a assez pour qu'un individu puisse savoir s'il veut ou non acheter un certain jeu.
Dans mon cas, gros soucis d'argents, je n'achète en effet presque jamais de jeu dépassant ls 10€ sur Steam. Il y a 2 ans, juste parce qu'un concept me plaisait, je pouvais l'acheter à 30, 40€, même en early access.
Il y a aussi l'idée de bâtir une réputation, ça ne sort pas comme ça. Si un jeu a plu, quelque soit son auteur, les futurs jeux de ce dernier seront suivis par les fans du premier. J'ai acheté le early access de Prison Architect en regardant à peine le pitch parce qu'il s'agissait du nouveau jeu d'Introvision, qui existait depuis bien avant tout ce raffut et avaient déjà une politique financière très indépendante.
En fait, ceux qui sont voués à disparaître sont, à mes yeux, les naïfs. Ce ne seront pas les passionnés qui ont déjà développés et distribués des jeux gratuitement par Flash, RPG Maker, browser-game... Ce ne sont pas les motivés, qui veulent être des professionnels du jeu avant de pouvoir se vanter de l'être. Ce ne sont pas les purs non plus, ceux pour qui c'est leur vie, qui peuvent aussi bien en vivre que de faire trois métiers en plus de leurs créations.
Ceux qui disparaîtront sont ceux qui se lancent à peine dans le développement du jeu qu'il essaie d'en tirer profit. Ceux qui ont un mois de dev dans leur carton et lancent déjà un early access. Ceux qui ont formé à la va-vite une équipe via internet et se sépare quelques mois plus tard en laissant les joueurs le nez dans les bugs et fonctionnalités incomplètes. Ceux enfin qui s'évertuent à donner au jeu vidéo une image "artistique" en occultant totalement que dans "jeu vidéo", il y a avant tout "jeu", et que leur produit tient plus de la démo technique.