Nil (./28) :
Tiens, je me suis posé une question il y a peu de temps sur le pourquoi du désir homosexuel dans les civilisations avancées... je me demandais si ce n'était pas un mouvement naturel (dont je ne maîtrise absolument pas les tenant et les aboutissants, mais le cadre social doit beaucoup jouer) destiné à réguler naturellement l'accroissement naturel dans les sociétés n'ayant plus besoin d'en avoir un fort pour survivre.
Hmm, je n'y crois pas du tout, pour plusieurs raisons :
1) D'un point de vue de l'évolution naturelle, il n'y a aucune raison qu'il y ait un mécanisme qui diminue l'accroissement de la population. Quelle serait la pression évolutive (la motivation) d'un tel mécanisme?
2) L'effet de l'homosexualité sur l'évolution de la population est largement négligeable devant plein d'autres facteurs.
Il suffit de comparer la différence énorme entre la natalité française et la natalité allemande pour voir qu'il y a des faits culturels qui ont beaucoup plus d'influence.
Autre exemple : Au Moyen Age, dans beaucoup de sociétés le mariage était facile pour l'aîné et difficile pour les frères cadets. Par exemple en Gascogne, au Japon, dans les états allemands... (on reconnait ces sociétés au faits qu'elles produisaient une surabondance de guerriers mercenaires, de moines, et parfois des deux : ce sont les garçons non mariés). Cette inégalité sexuelle joue infiniment plus sur le taux d'accroissement que l'homosexualité.
3) On trouve des homosexuels dans toutes les civilisations, y compris en remontant très loin dans le passé (antiquité). Si on franchit la barrière des espèces, on trouve des comportements homosexuels banals chez des sociétés animales avancées (bonobos, macaques). Donc c'est quelque chose qui est inscrit dans l'espèce, et non pas dans une évolution culturelle. Je pense qu'on est programmés pour avoir quelques pourcents d'homosexuels dans la population, comme les autres sociétés de primates fondées sur le sexe.
Quel est l'avantage évolutif, je n'en sais rien du tout. On peut essayer de faire une hypothèse pipo : le fait d'avoir un petit chouilla d'homosexualité et de bissexualité rend beaucoup plus facile la formation des couples dans un groupe donné. Une autre proposition, qui repose sur la séparation des mâles et des femelles : on constate que dans les sociétés de guerriers (masculins) (spartiates, samourais, etc...), il y a beaucoup d'homosexualité. Ca pourrait être un moyen de maintenir la cohésion du groupe. ca expliquerait aussi qu'il semble ne pas y avoir le même taux d'homosexualité chez les hommes et chez les femmes, et que ce ne soit pas la même homosexualité.
Mais tout cela est hautement pipotique.
)
Et non, ce n'est pas une maladie, ou alors alors aimer Picasso ou les flageollets en est une aussi, puisque c'est quelques chose que l'on apprend à aimer par la suite. A moins que ce soit considéré aussi comme contre nature 

Et non, ce n'est pas une maladie, ou alors alors aimer Picasso ou les flageollets en est une aussi, puisque c'est quelques chose que l'on apprend à aimer par la suite. A moins que ce soit considéré aussi comme contre nature 




Ça faisait un moment !
: je pense qu'on est tous plus ou moins bi et qu'après on se dirige d'un côté ou de l'autre (ou pas
) selon notre éducation, enfin la façon dont on a grandi. Celà dit on m'avait parlé en cours d'une étude controversée (au niveau du raisonnement statistique) qui concluait que l'homosexualité avait une base génétique, mais bon je n'ai pas de sources donc... (et puis comme déjà dit je crois plus au "contexte" qu'au génétique).
), je veux dire peut être qu'inconsciemment la majorité d'entre nous s'empêche d'être attiré par le même sexe parce que "c'est pas naturel" ou que finalement c'est "plus simple" d'être hétéro (convention sociale toussa