liquid (./324) :
Toujours est il qu'un homme peut feconder des dizaines de femmes en une journee, ca parait dnc evident (et des analyses sur l'activite cerebrale qui excite le sujet existent) qu'il ait besoin d'avoir souvent envie de baiser pour faire perdurer l'espece. La femme elle peut difficilement feconder plein de bebes dans une annee, et instinctivement c'est elle qui s'occupe de lui dans les premieres annees donc elle a plutot pas interet a vouloir baiser tous les quart d'heures (pareil, il existe des analyse, je vous laisse chercher).
Et je me considere pas influence par des heritages sociaux, je voudrais bien aussi qu'ils s'abattent
C'est en gros l'argument de la psychologie évolutionniste sur le sujet.
En fait, c'est surtout que la femelle à l'origine baise peut de fois avant d'avoir un gamin, qui représente un investissement énorme, donc il s'agit d'optimiser : donc il s'agit de bien sélectionner le parent mâle avant de baiser.: sur ses caractéristiques physiques -force, puissance, intelligence, etc – mais aussi et surtout chez les animaux développés sur la capacité de l'investissement dans l'éducation de l'enfant, donc du couple.
Or a priori le mâle ne peut que gagner à baiser tout ce qui passe (ça ne lui coute rien pour un gain éventuel), mais si toutes les femelles demandent un haut niveau d'investissement parental, il pourra le concéder plus ou moins... ( mais à toujours intérêt à aller baiser ailleurs en même tant. )
Sally (./332) :
Bon j'ai l'impression d'enfoncer des portes ouvertes, mais bon... alors que les arguments biologiques pseudo-évolutionnistes ne me convainquent pas, mais alors pas du tout. Ce n'est pas que sur ce sujet en fait, il me semble que j'ai vu relativement souvent utiliser la théorie de l'évolution à l'envers de cette façon : tel comportement favorise de manière "évidente" la dispersion et la reproduction des gènes de l'individu qui l'adopte, on en déduit donc que ce comportement est LE comportement naturel et qu'il est déterminé génétiquement et majoritaire dans la population...
Mais d'abord cela repose sur une interprétation erronée de la théorie de l'évolution, qui n'est pas un théorème et n'est pas prédictive (ce n'est pas parce que quelque chose est vachement bien que nécessairement ça se produit), et ensuite l'évidence invoquée en est rarement une. Ici par exemple, on peut objecter que dans une société primitive les enfants ont peut-être de plus grandes chances de survie si leur père s'occupe un peu d'eux (ou même juste de leur mère) plutôt que d'aller de suite voir ailleurs, et que du coup il n'est pas si évident que ça que le comportement optimal d'un homme du point de vue reproductif soit de féconder le plus de femmes possible... et on peut aussi regarder les faits (la monogamie est la norme dans tout un tas de sociétés, et pourtant ces sociétés n'ont pas vraiment disparu et ne sont pas vraiment dominées par les sociétés polygames...)
-il s'agit pas de faire de la prédiction, mais plutôt d'expliquer un état de fait. (et ça donne des modèls explicatifs puissants pour pleins de choses. )
-la question de l'investissement parental et de la monogamie (qui désigne pratiquement le fait de faire des couples sérieux à deux, ie que la parent mâle s'engage fortement dans l'éducation des enfants. Pas du tout le fait de ne baiser qu'une seule femme..) est toalement prise en compte dans l'approche psyco-évolutioniste.
Pour ton exemple, oui: la mâle est amené à s'engager plus ou moins, – notamment car ça peut devenir une contrainte pour l'espèce supérieur à la guerre sexuelle – (et c'est aussi bénéfique pour lui au sens ou il maximise les chances de succès pour sa progéniture avec cette partenaire ) mais il a toujours tout à gagner à baiser en plus tout ce qui passe. (ça ne peut qu'augmenter ses chances d'augmenter sa progéniture, surtout si un autre mâle s'occupe des enfants.)
Pour conclure, je pense qu'on peut quand même distinguer la stratégie reproductive – je baise tout ce qui passe / je fais gaffe a très bien sélectionner – du fait d'aimer le sexe, l'acte.
Si le mâle à clairement tout intérêt à aimer le sexe (ça ne peut qu'augmenter sa progéniture ), peut-être que la femelle aussi: d'une part pour se donner tant de mal à sélectionner le bon mâle, d'autre part car une fois qu'elle l'a sélectionné c'est également très bénéfique pour elle.
On pourrait même par là tenter d'expliquer le fait que la femelle, bien plus que le mâle, aime le sexe surtout lorsqu'elle est dans la bonne période (de sa vie et de son cycle ): pour maximiser les chances de bien élever la progéniture.
En continuant on pourrait aussi parler des cas de femmes qui ont beaucoup moins envie dès lors qu'elles ont le(s) gamins. (elles considéreraient que c'est suffisant et que plus l'épuiseraient et nuirait donc à ceux qui sont déjà là)
Enfin bon la fin est déjà plus hypothétique.
Ha, un dernier mot avant qu'on me le repproche: oui, la société a bien évidemment une influence.