Ok, je n'avais pas considéré le "mène une politique de paix" comme simplement une histoire d'intervention militaire, mais j'avais aussi tenu compte des tensions diplomatiques, bien souvent créées sciemment par les Russes, qui ne sont quand même pas le symbole d'un volonté de paix (cf. les affaires avec la Georgie par exemple, ou de l'Ukraine, de la Bielorussie, il y a quelques temps).
Je ne vois aucune tension créée ni entretenue par la Russie.
La Russie est le pays qui joue le mieux le jeu du conseil de sécurité, dans la lettre comme dans l'esprit.
Au moment de la guerre illégale du Kosovo elle a défendu la paix autant que possible.
Elle a mis à disposition un couloir aérien vers l'Afghanistan et apporté le soutien logistique nécessaire à la coalition.
Elle a fermé sa base de renseignement électronique super moderne à Cuba
Elle a fermé la base marine de Cam-Ranh au Vietnam.
Elle recherche une solution juste et pacifique en Iran ou en Palestine.
Elle essaie de réagir de la manière la plus diplomatique possible aux activités américaines autour de son territoire.
Le 25 septembre 2001, Poutine a tenu au Bundestag l'un de ses plus beaux discours, tendant la main à l'Europe et proposant la liquidation définitive de la guerre froide. (Le même jour, le cow boy de Washington montait la prime de capture de Ben Laden à 25000000$

)
La Géorgie est un exemple typique des provocations américaines et de leur stratégie d'encerclement de la Russie. Je rappelle que des soldats américains se sont installés là bas en 2002. L'opinion européenne en principe n'est pas au courant. En Russie, l'opinion publique a été extrêmement choquée de l'apprendre.
Quand le président Chevarnadze (un beau dictateur celui là) avait demandé à la Russie de retirer les troupes de l'Armée rouge qui stationnaient là depuis l'époque communiste, Poutine n'avait pas fait de difficulté. Au final il s'agissait d'installer les américains dans la base même qui venait d'être évacuée (à Vasiani). Il est normal de prendre ça très mal.
Note que les troupes américaines sont aussi présentes en Ouzbékistan, au Tadjikistan et en Kirghizie. Il faut vraiment regarder ce que ça donne sur une carte pour saisir le problème.
Ah mais oui j'oubliais, c'est la "guerre contre le terrorisme", les islamistes sont sur le point de conquérir l'Ouzbékistan

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Les tensions avec l'Ukraine, c'est un peu l'hopital qui se moque de la charité.
Toujours est-il qu'elles ont bien existé.
Mais c'est l'*Ukraine* qui a mené une politique anti-russe ! On ne peut quand même pas mettre ça sur le dos des russes !
J'ai peut être fait une erreur dans le choix des mots, je voulais dire le sentiment nationaliste. La montée de groupes nationalistes, parfois néo-nazis, en Russie est aujourd'hui un fait. De plus, leurs actions sont très peu réprimées par les autorités, et on observe peu de réactions de la part des gouvernants (/du gouvernant ...) à ce propos. Cela divise la population russe entre les slaves et les caucasiens, et n'améliore pas les relations avec les pays du Caucase.
Non, c'est un fait très relatif.
La population russe, qui est l'une des plus diverses ethniquement au monde, conserve ses idéaux de métissage et d'universalisme. Elle a accepté la séparation de l'Ukraine et de la Biélorussie (Tu imagines que la France, à la faveur d'un changement de régime, consente à la sécession de la région Rhônes Alpes et de la Bretagne?).
Compte tenu de l'ampleur de la crise sociale, économique, morale et religieuse qu'a connu la Russie, il est inéluctable qu'apparaissent des pathologies sociales. Quel rôle politique jouent-elles?
Je trouve bien plus pertinent de se préoccuper de la montée des mouvements néonazis dans les pays baltes. A Tallinn, en Estonie, un mémorial célébrant les engagés volontaires de la 20ième division Waffen-SS a même été inauguré il y a quelques années. Ca se passe à l'intérieur des frontières de l'Union Européenne, et tout le monde s'en fout.
Ah mais bien sûr c'est normal puisqu'ils sont anti-russes

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Donc pas tellement pipeau, finalement ? 
C'est bien ce que je dis : les américains n'ont jamais cessé leur politique aggressive envers la Russie.
L'attitude de Poutine à consister à ignorer autant que possible (et souvent contre son opinion publique inquiète) les provocations sans substance réelle (Géorgie, Ouzbékistan), car si les américains cherchent la déstabilisation, l'intérêt de la Russie est la paix et la stabilité. Avec de temps en temps quand même une gueulante (comme aujourd'hui), quand la coupe est pleine.
Donc plus de conflit est/ouest ... ? Bof bof.
Il n'y a plus de conflit est-ouest parce qu'il n'y a plus d'ouest. Les Etats Unis et l'Europe ont des destins séparés et ne forment plus une unité de civilisation. Personellement je me sens plus proche de la Russie que des Etats Unis. Ce n'est pas qu'un sentiment personnel d'ailleurs, c'était aussi l'avis des précédents gouvernements français et allemands.
Il y a un contentieux persistant entre Etats Unis et Russie, parce que la Russie est la seule nation qui empêche les Etats Unis de posséder le monopole de la force dans l'espace international.
Il n'y a plus de contentieux stratégique entre Europe et Russie. Il y a seulement un peu d'inertie, et les conséquences longues à digérer de la chute de l'URSS.
Les médias européens.
Soit dit en passant, et sans rapport avec le troll tchétchène, les médias français (les européens, je ne sais pas) font preuve d'un parti pris anti-slave tout à fait étonnant et détestable. Qu'il s'agisse de la Serbie, de la Pologne ou de la Russie, les discours sont imprégnés de mauvaise foi et de procès d'intention. Il n'y a guère de volonté d'informer, c'est à dire de mettre en perspective, de confronter des points de vue opposés, de comprendre la nature des choses. Les slaves c'est les fascistes des temps modernes. écoeurant.
Donc, si je comprends bien, tu suggères que l'UE rejoigne clairement le camp de la Russie ?
Dans un premier temps qu'elle prenne son propre parti, c'est à dire qu'elle rejette toutes les ingérences militaires d'où qu'elles viennent.
Ensuite, oui, un rapprochement y compris militaire avec la Russie est dans l'intérêt de l'Europe. Le péril du monde, actuellement, c'est la conduite américaine. C'est un péril assez relatif par rapport à ce qu'a connu le XXième siècle, mais on ne sait pas comment ça va évoluer (de futurs candidats américains aux élections présidentielles parlent déjà de frappes nucléaires), il n'y a pas de raison de postuler une amélioration à long terme, et il n'y a pas de contrepoids autre que la Russie. La Russie peut nous servir de bouclier le temps que passe l'orage.
D'autre part la Russie est nécessaire à nos importations de matière première.
Enfin, si nous ne nous tournons pas vers la Russie, alors la Russie se tournera vers la Chine, et ce n'est pas très malin.
Facile à dire. Et je ne sais pas si une "explication" suffirait ... 
La facilité, c'est le statu quo actuel.
Nous avons des valeurs communes avec le Pologne, nous avons une alliance historique ancienne, et nous avons des propositions à faire qui pourraient l'intéresser. Ce n'est pas comme si l'on devait s'appuyer sur rien.
Est-ce que le fait que les US considèreraient ça comme une menace prouve que c'est une menace ... ? Pas sûr.
Problème sans intérêt, seul compte ce qui se passe dans la tête des gens.
A part ça, oui évidemment c'est une menace.
Certes, mais ça le rend encore plus populaire. Je ne pense pas qu'il fasse ça pour garder le pouvoir (lui ou son succésseur d'ailleurs, car il est peu probable qu'il brigue un autre mandat), mais il doit y avoir un question d'ego derrière tout ça.
Pur procès d'intention, sans aucun fondement.
Prehisto (./27) :
Mouarf. Rien ne peut excuser cette guerre désastreuse. Il y avait surement d'autres moyens de ne pas perdre la Tchétchénie, la guerre a été une solution choisie à la va vite, et on voit ce que ça a donné.
Chouette, propose les vite, ces moyens.
"ce que ça a donné"... le sang et la victoire russe...